Face à une activité toujours plus importante dans les services d’urgences, le ministère chargé de la Santé lance une campagne nationale de sensibilisation intitulée « Les urgences, ce n’est pas une évidence ! ». Son objectif est simple : rappeler que les urgences doivent être réservées aux situations les plus graves et faire connaître les solutions existantes pour accéder rapidement à des soins adaptés.
Les urgences : un recours qui n’est pas toujours adapté
Aujourd’hui, de nombreux patients se rendent aux urgences faute de connaître les alternatives ou parce qu’ils ne trouvent pas rapidement un professionnel de santé disponible. Pourtant, une part importante des passages concerne des situations qui pourraient être prises en charge en médecine de ville ou dans le cadre des soins non programmés. Cette situation contribue à l’engorgement des services d’urgences et peut allonger les délais de prise en charge des patients les plus graves.
Le premier réflexe : contacter son médecin traitant
En cas de problème de santé non vital, il est recommandé de contacter en priorité son médecin traitant.
S’il n’est pas disponible, plusieurs solutions peuvent être proposées selon votre situation : consultation de soins non programmés, maison médicale de garde, centre de santé, pharmacie ou téléconsultation.
Le 15 : un numéro pour être orienté
Lorsque aucune solution n’est immédiatement disponible, appelez le 15.
Contrairement aux idées reçues, le 15 n’est pas réservé aux seules urgences vitales. Les médecins régulateurs et les professionnels du Service d’Accès aux Soins (SAS) évaluent votre situation et vous orientent vers la réponse la plus adaptée :
- un conseil médical ;
- une consultation de soins non programmés ;
- une téléconsultation ;
- un rendez-vous avec un professionnel de santé ;
- un envoi de moyens de secours si la situation le nécessite ;
- ou une orientation vers les urgences lorsque cela est justifié.
Le SAS : faciliter l’accès aux soins
Déployé sur l’ensemble du territoire, le Service d’Accès aux Soins (SAS) permet de proposer une réponse médicale rapide lorsqu’un patient ne peut pas consulter son médecin traitant. Grâce à la coordination entre les professionnels de santé libéraux et hospitaliers, le SAS contribue à améliorer l’accès aux soins tout en préservant les capacités des services d’urgences pour les situations les plus critiques.
Ensemble, adoptons les bons réflexes
En choisissant le bon recours au bon moment, chacun contribue à :
- bénéficier d’une prise en charge adaptée à son besoin ;
- réduire les délais d’attente ;
- préserver les services d’urgences pour les patients qui en ont réellement besoin.
Avant de vous déplacer aux urgences, pensez à contacter votre médecin traitant ou à appeler le 15, qui saura vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre situation.

